Pourquoi des histoires ?

C’est vrai ça, pourquoi raconter des histoires ? Pourquoi en inventer ? Pourquoi les transmettre ?

A vous la parole !

3 réflexions sur “Pourquoi des histoires ?

  1. L’histoire de Maryam Mirzakhani, médaille Fields 2014 racontée par Fabienne
    « Quand elle avait 8 ans, en Iran, chaque soir avant de s’endormir, elle imaginait les aventures d’une fille extraordinaire : son héroine devenait maire, voyageait à travers le monde ou accomplissait un destin hors du commun ».
    Aujourd’hui, à 37 ans, la recherche en mathématiques ressemble pour elle, à l’écriture d’un roman ; » il y a plusieurs personnages et, peu à peu, on apprend à mieux les connaître. Les choses évoluent, et lorsqu’on repense à un personnage, on réalise, avec le recul, qu’il est complètement différent de ce qu’on avait imaginé au départ ».

    • Selon Lydia Gaborit, auteure et conteuse :
      « Il faut raconter des histoires pour se construire et s’échapper aussi, pour apprendre et désapprendre sans cesse avec confiance, appétit et liberté.

      Il faut raconter des histoires pour que les mondes avancent, pour reconnaître l’autre et lui faire une place.

      Il faut raconter des histoires pour donner sa différence et trouver ailleurs son reflet ou même son absence, parce que la parole est fondatrice d’humanité, parce que les mots nous soignent et tant de fois encore nous éveillent au monde.

      Il faut raconter des histoires pour inscrire le présent dans l’intemporel, et l’individu dans la mémoire collective.

      Il faut raconter des histoires pour vivre les silences, les repérer, les entendre parce qu’ils disent tant de choses quand la parole s’absente. »

      Lydia Gaborit

      extrait de « Pourquoi faut-il raconter des histoires ? Paroles de conteurs » Tome 2, Ed. Autrement

  2. Selon Jihad Darwiche, conteur libanais, auteur de nombreux recueils de contes :
    « Le conte réorganise le monde pour le sortir du chaos. »

    « L’idée m’a plu mais elle n’a pris tout son sens que pendant la guerre au Liban, où j’ai vu le conte parvenir à installer une certaine tranquillité, une certaine paix même, malgré le bruit et la peur. En 1978, […] nous étions rassemblés chez mon frère alors que l’enfer des bombardements aériens s’étendait sur la moitié du Liban, et l’angoisse montait de plus en plus malgré nos efforts pour la camoufler. Soudain, ma mère s’est mise à raconter. Aux petits, bien sûr. Mais les grands écoutaient aussi. Discrètement. Ils préféraient se cacher derrière des déclarations du genre « Merci, la vieille, les enfants ont aimé » ou « Cela nous a rappelé notre enfance. » Mais ils écoutaient, souriaient et appréciaient. Ce jour-là, je me rappelle que, petit à petit, nous nous sommes apaisés, nous avons presque oublié la guerre et nous avons rechargé nos cœurs avec un peu de bonheur et d’espoir. »

    Jihad Darwiche

    extrait de « Pourquoi faut-il raconter des histoires ? Paroles de conteurs » Tome 2, Ed. Autrement

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s